— Deux lettres qui déplacent le sujet
QVCT : le C, ce sont les conditions de travail
On écrivait QVT, pour qualité de vie au travail. On écrit depuis 2021 QVCT : qualité de vie et des conditions de travail. L'expression a été inscrite au code du travail par la loi du 2 août 2021, à l'article L2242-17, en vigueur depuis le 31 mars 2022. Une lettre a été ajoutée, et elle ne relève pas du détail administratif.
Ce que le C a fait entrer dans le cadre
La charge et les délais. L'autonomie réelle, celle qu'on a vraiment et pas celle qui figure dans la fiche de poste. Le contenu du travail lui-même, sa clarté, son utilité perçue. Autrement dit : ce qui se passe pendant les heures de travail, et plus seulement autour d'elles.
La relation de travail est une condition de travail
Rien à voir avec l'ambiance ou la sympathie. La façon dont une consigne est formulée, dont un désaccord est reçu, dont une décision est expliquée ou ne l'est pas : ce sont des conditions concrètes, aussi déterminantes qu'un fauteuil réglable ou qu'un open space trop bruyant. Elles pèsent sur la charge de chacun, tous les jours.
La QVCT est-elle obligatoire pour l'employeur ?
La semaine nationale n'oblige personne : aucune entreprise n'a à y participer, ni à justifier de ne pas l'avoir fait. La négociation, elle, est encadrée. L'article L2242-17 du code du travail ouvre par « La négociation annuelle sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie et des conditions de travail porte sur : » (article L2242-17, Légifrance (nouvelle fenêtre)). Cette obligation de négocier vise les entreprises pourvues d'un délégué syndical, et elle ne dit rien de ce qu'on organise au mois de juin.
Une journée d'équicoaching ne coche donc aucune case réglementaire, et personne ici ne prétendra le contraire. Elle n'est ni votre conformité, ni votre procès-verbal de négociation. Autant le savoir avant de la défendre en interne comme telle.
Ce que cela change pour le choix d'une intervention
Une animation périphérique améliore l'autour du travail. Elle ne touche pas au pendant. Ce constat ne la disqualifie pas — il indique simplement qu'elle ne peut pas, seule, porter la promesse d'une semaine QVCT.
Ce que nous ne prétendons pas être
Ni un audit, ni un dispositif de prévention des risques psychosociaux, ni une démarche QVCT à part entière. La démarche appartient à l'entreprise : elle se construit avec la direction, les représentants du personnel et les services de santé au travail, et elle vit toute l'année. Ce que nous proposons est une séquence à l'intérieur de cette démarche.