Par Marylou Rivaud-Marantier, coach et équicoach professionnelle certifiée, fondatrice du Centre Equaizen — 13 ans en postes de direction salariée, certifications IPOCAMPUS 2020, équicoaching selon la méthode EPONA.
Publié le 15 mai 2026, mis à jour le 25 août 2026.
Vous cherchez à clarifier votre situation professionnelle. Peut-être que quelque chose ne va plus : le poste, l'entreprise, le secteur, le sens. Peut-être que vous avez un projet en tête mais que vous n'arrivez pas à trancher. Peut-être que vous traversez une période de flottement sans savoir par où commencer. Dans tous ces cas, un bilan professionnel peut être un point de départ structurant.
Encore faut-il savoir à quoi s'attendre. Ce guide répond aux questions les plus fréquentes avant d'entamer cette démarche.
Une précision s'impose d'emblée, parce qu'elle commande tout le reste : le bilan professionnel décrit ici n'est pas un bilan de compétences au sens du code du travail. Les deux démarches se ressemblent de loin, elles n'obéissent pas aux mêmes règles, et la deuxième section de cette page cite les textes qui les séparent, article par article.
C'est quoi exactement un bilan professionnel ?
Un bilan professionnel est un accompagnement individuel qui aide une personne à faire le point sur sa situation de travail, à identifier ce qui compte réellement pour elle, et à définir une direction assortie de premiers pas concrets. La démarche relève du coaching : elle n'est encadrée par aucun texte réglementaire.
Un bilan professionnel est une démarche d'accompagnement individuel qui se déroule en trois temps : une phase d'introspection (qui suis-je, ce qui compte vraiment, ce qui m'anime), une phase d'ouverture à son environnement (ce qui est possible, ce qui existe, ce que le marché ou le contexte offre concrètement), puis la construction d'un plan d'actions réaliste et ancré dans la réalité. C'est un travail sur soi, mené avec méthode, qui part de votre situation réelle et aboutit à une direction claire, avec les premiers pas pour y aller.
La démarche est complémentaire d'un suivi thérapeutique : elle vient éclairer la trajectoire professionnelle, sans s'y substituer. Où passe exactement cette frontière, et à quel moment il vaut mieux consulter ailleurs, la section sur les limites le dit sans détour.
Le bilan professionnel convient à celles et ceux qui cherchent un espace structuré pour y voir plus clair, que le point de départ soit flou ou déjà bien identifié. Il n'y a pas de profil type, ni de moment idéal pour se lancer.
Quelle différence entre un bilan de compétences et un bilan professionnel ?
Le bilan de compétences est un dispositif défini par le code du travail et réservé aux prestataires ayant déposé une déclaration d'activité auprès de l'administration. Le bilan professionnel proposé au Centre Equaizen n'en est pas un : aucune déclaration d'activité, aucun protocole imposé, aucun financement public. La démarche relève du coaching, et rien d'autre.
Cette distinction n'est ni une précaution d'avocat ni une nuance de vocabulaire. Elle change ce que vous achetez, ce qui vous protège, et ce que vous pouvez exiger. Autant en avoir le détail avant de choisir, plutôt qu'après.
Que dit le code du travail sur le bilan de compétences ?
Le bilan de compétences n'est pas une prestation libre : le code du travail le range parmi les actions concourant au développement des compétences. Son article L6313-1 (nouvelle fenêtre) les énumère : « Les actions concourant au développement des compétences […] sont : 1° Les actions de formation ; 2° Les bilans de compétences ; 3° Les actions permettant de faire valider les acquis de l'expérience […] ; 4° Les actions de formation par apprentissage ». Cette qualification légale déclenche tout ce qui suit.
L'objet du dispositif est fixé par l'article L6313-4 du code du travail (nouvelle fenêtre) : le bilan de compétences a pour objet « de permettre à des travailleurs d'analyser leurs compétences professionnelles et personnelles ainsi que leurs aptitudes et leurs motivations afin de définir un projet professionnel et, le cas échéant, un projet de formation ». Le même article pose quatre garanties fortes, et elles méritent d'être connues même quand on n'y a pas recours.
- Le consentement est obligatoire, et le refus d'un salarié ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
- Le bénéficiaire est seul destinataire des résultats détaillés et du document de synthèse, qui ne peuvent être communiqués à un tiers sans son accord.
- Les intervenants sont tenus au secret professionnel des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.
- La durée est plafonnée à vingt-quatre heures par bilan.
Le règlement ajoute un protocole complet. Les articles R6313-4 à R6313-8, section « Bilan de compétences » du code du travail (nouvelle fenêtre), imposent trois phases conduites par le prestataire — une phase préliminaire d'analyse de la demande et de définition conjointe des modalités, une phase d'investigation qui construit le projet et en vérifie la pertinence ou élabore des alternatives, une phase de conclusions par entretiens personnalisés. Ils interdisent aux employeurs de réaliser eux-mêmes les bilans de leurs salariés — « Les employeurs ne peuvent réaliser eux-mêmes des bilans de compétences pour leurs salariés » —, obligent le prestataire à détruire les documents élaborés dès la fin de l'action sauf accord écrit du bénéficiaire, le document de synthèse pouvant alors être conservé trois ans au maximum, et exigent une convention écrite tripartite, avec un délai de dix jours pour l'accepter, lorsque le bilan relève du plan de développement des compétences ou d'un congé de reclassement.
Faut-il être un organisme déclaré pour réaliser un bilan de compétences ?
Oui, et le texte ne laisse aucune marge d'interprétation. L'article L6351-1 du code du travail (nouvelle fenêtre) dispose : « Toute personne qui réalise des actions prévues à l'article L. 6313-1 dépose auprès de l'autorité administrative une déclaration d'activité, dès la conclusion de la première convention de formation professionnelle ou du premier contrat de formation professionnelle ». Le bilan de compétences figurant à l'article L6313-1, il tombe sous cette obligation. Voilà le fondement du fameux numéro de déclaration d'activité.
Equaizen ne porte aucun numéro de déclaration d'activité, et n'en revendique aucun. La conséquence s'écrit ici noir sur blanc : ce qui est proposé au Centre n'est pas un bilan de compétences au sens du code du travail. Le nom employé — bilan professionnel — n'est pas un habillage commercial pour dire la même chose moins cher. Il désigne autre chose.
Marylou Rivaud-Marantier détient par ailleurs une certification au bilan de compétences APC RH et Formation Paris 2022-2023. Une certification détenue, pas une prestation vendue : elle informe la méthode d'entretien et les outils employés, elle ne confère aucun droit d'exercer un dispositif réglementé, et elle n'est mentionnée ici que pour dire d'où vient la façon de travailler.
Le tableau des différences, ligne par ligne
Sept points séparent concrètement les deux démarches. Le tableau ci-dessous les met côte à côte, avec pour chaque ligne du dispositif réglementé l'article qui la fonde. Rien de ce qui figure dans la colonne de gauche n'est proposé au Centre Equaizen.
| Le point | Bilan de compétences (dispositif réglementé) | Bilan professionnel au Centre Equaizen |
|---|---|---|
| Cadre juridique | Défini par le code du travail : L6313-1, L6313-4, R6313-4 à R6313-8 | Aucun cadre réglementaire ; un contrat écrit entre vous et la coach |
| Qui peut le réaliser | Un prestataire ayant déposé une déclaration d'activité (L6351-1) | Une coach certifiée, sans déclaration d'activité — donc pas un bilan de compétences |
| Durée | Vingt-quatre heures au maximum (L6313-4) | Aucun plafond légal ; le format se décide ensemble au départ |
| Déroulé | Trois phases obligatoires : préliminaire, investigation, conclusions (R6313-4) | Trois temps modulables : introspection, ouverture à l'environnement, plan d'actions |
| Confidentialité | Secret professionnel des articles 226-13 et 226-14 du code pénal (L6313-4) | Clause de confidentialité du contrat écrit, à défaut de tout code de déontologie opposable |
| Documents | Destruction en fin d'action sauf accord écrit ; synthèse conservée trois ans au plus (R6313-7) | Régime fixé par le contrat écrit, à lire avant de signer |
| Place de l'employeur | Ne peut pas réaliser lui-même le bilan (R6313-5) ; convention tripartite et délai de dix jours si le bilan relève du plan de développement des compétences (R6313-8) | Aucun cadre imposé : à border explicitement par écrit, au cas par cas |
| Financement | Entre dans le champ de la formation professionnelle au sens du code du travail (L6313-1) | Payé par la personne accompagnée ou son entreprise ; aucun financement public |
Qui finance un bilan professionnel ?
Vous. Le bilan professionnel est payé par la personne accompagnée, ou par son entreprise lorsque c'est un employeur qui commande l'accompagnement. La prestation n'ouvre droit à aucun financement public et ne relève d'aucun dispositif d'aide. Cette page ne prétend pas le contraire, et ne vous laissera pas le découvrir en fin de parcours.
Payer soi-même n'est pas neutre, et autant le dire franchement plutôt que de le présenter comme un détail administratif. Pour certains, c'est un frein réel, et il faut en tenir compte. Pour d'autres, c'est ce qui rend la démarche entièrement libre : personne d'autre que vous n'a de droit de regard sur ce qui s'y travaille, ni de comptes à recevoir sur ce que vous en faites.
Ce n'est pas un dispositif réglementé, et ce n'est pas un raccourci vers un dispositif réglementé. C'est un travail de coaching, dit sous son vrai nom.
Quand faut-il faire un bilan professionnel ?
Rien n'oblige à attendre que la situation se dégrade. Trois signaux reviennent le plus souvent : penser en boucle à sa situation professionnelle sans jamais avancer, ne plus savoir formuler ce qu'on cherche, et sentir une fatigue de fond que le repos ne répare pas.
Il n'y a pas de moment idéal, mais il y a des signaux qui reviennent souvent dans les situations qui amènent à cette démarche.
Le signal le plus courant, c'est la sensation de tourner en rond. Vous pensez souvent à votre situation professionnelle, vous formulez des scénarios, et vous revenez toujours au même point. Ce n'est pas un manque d'intelligence ou de volonté : c'est souvent le signe qu'on a besoin d'un regard extérieur et d'un cadre pour travailler ces questions autrement.
D'autres situations fréquentes : une prise de poste dans un rôle plus exigeant que prévu, un projet de reconversion qui peine à se préciser, une période de transition (fin de mission, rupture conventionnelle, retour après un congé), ou encore une fatigue de fond qui ne se résout pas avec les vacances. L'article sur la reconversion à 40 ans et le parcours de reconversion accompagné reviennent en détail sur ces signaux d'alerte.
Le bilan professionnel n'est pas non plus réservé aux personnes en difficulté. Certains font un bilan professionnel dans un moment de stabilité, précisément parce qu'ils ont l'espace pour réfléchir à la suite avant que la situation se détériore. C'est souvent là que le travail va le plus loin.
Salarié, indépendant, dirigeant, en recherche d'emploi : à qui ça s'adresse
Aucun statut n'ouvre ni ne ferme l'accès à un bilan professionnel, puisque la démarche ne dépend d'aucun dispositif. Ce qui change d'un profil à l'autre, ce n'est pas le droit d'y venir : c'est la question apportée, les contraintes réelles, et le rythme que la situation autorise.
En poste, salarié. La question porte souvent sur le fait de rester ou de partir, et sur ce qu'il faudrait changer pour que rester redevienne tenable. La contrainte principale est le temps : les séances se calent en fin de journée ou sur des jours de repos, et le rythme s'étire en conséquence.
Indépendant ou dirigeant. La question se déplace vers le modèle : ce qu'on vend, à qui, à quel prix, et pourquoi l'activité qu'on a créée soi-même finit parfois par ressembler à un poste dont on ne veut plus. Personne au-dessus ne tranchera à votre place, ce qui est confortable et fatigant à la fois. L'accompagnement en coaching professionnel près de Lyon traite la part qui relève de la conduite de l'activité plutôt que de la direction à prendre.
Sans emploi, entre deux missions. La disponibilité est plus grande, la pression de décider aussi. Le risque propre à cette configuration est de se précipiter sur la première ouverture par soulagement, plutôt que par choix. Le rôle du cadre est alors de tenir l'écart entre l'urgence financière, qui est réelle, et l'orientation à dix ans, qui l'est tout autant.
À tout âge. Aucune limite d'âge ne s'applique, ni par le bas ni par le haut. Les questions changent de nature : à trente ans, on cherche encore ce qu'on veut ; à quarante, on soupèse ce qu'on quitte ; à cinquante et au-delà, on compte les années qui restent et on refuse plus volontiers de les mal employer. L'article consacré à la reconversion à 40 ans détaille ce qui se joue au milieu de cette trajectoire, et celui sur le changement de vie à 50 ans prend la question par l'autre bout.
Comment se déroule un bilan professionnel, concrètement ?
Un échange téléphonique de 20 minutes ouvre la démarche, gratuitement et sans engagement. Vient ensuite une série de séances individuelles d'1h30 à 2h, au Centre ou en visio, organisées en trois temps : introspection, ouverture à l'environnement, plan d'actions. Le rythme et la durée totale se décident ensemble au départ.
La structure varie selon l'accompagnateur et le besoin, mais les grandes étapes se ressemblent d'un parcours à l'autre.
Un premier entretien, gratuit et sans engagement, permet de poser la situation et d'évaluer si la démarche fait sens. C'est aussi l'occasion de vérifier que le format proposé correspond à ce que vous cherchez. Aucune décision n'est demandée à ce stade.
Le travail s'organise ensuite en séances individuelles, en présentiel ou en visio. Chaque séance dure entre 1h30 et 2h. Le rythme et la durée totale du parcours sont définis ensemble au départ, et peuvent évoluer selon ce qui émerge.
Le travail porte sur trois dimensions successives : l'introspection (valeurs, motivations profondes, lignes directrices), l'ouverture à l'environnement (ce qui est réellement possible, les contraintes et les leviers), et la construction du plan d'actions : les prochains pas identifiés et atteignables, pas une feuille de route parfaite.
Ce qui se passe pendant une séance
Une séance est un temps de parole cadré, pas un questionnaire. Vous exposez où vous en êtes, la coach écoute, reformule, et pose les questions que votre entourage ne pose pas — parce qu'il vous aime bien, ou parce qu'il a un intérêt dans la réponse. Aucun test de personnalité ne décide à votre place, et aucun résultat ne vous est annoncé au terme d'un calcul.
Les outils employés viennent de la programmation neuro-linguistique, de l'Analyse Transactionnelle, de l'Ennéagramme et de la Communication NonViolente, mobilisés selon ce que la situation demande. Un outil sert à faire apparaître quelque chose que vous saviez sans pouvoir le dire ; il ne sert jamais à vous ranger dans une case et à vous y laisser.
Ce qui se passe entre deux séances
L'intervalle fait partie du travail. Entre deux rendez-vous, il y a le plus souvent quelque chose à observer, à écrire, ou à tester en conditions réelles : une conversation à avoir, un métier à aller regarder de près, une hypothèse à confronter à quelqu'un qui l'a vécue. Le matériau rapporté à la séance suivante vaut plus que n'importe quelle intuition formulée en salle.
Le temps qui passe travaille aussi tout seul. Une question posée un mardi continue de tourner le jeudi, et la réponse arrive parfois dans la voiture, trois jours plus tard. C'est une des raisons pour lesquelles un bilan ne se comprime pas indéfiniment.
Comment se préparer au premier rendez-vous ?
Rien n'est exigé, et surtout pas un dossier. Venir avec la question telle qu'elle se pose, même mal formulée, suffit largement : « je ne sais plus pourquoi je fais ça » est un point de départ recevable et fréquent. Trois choses aident néanmoins, si vous avez le temps de les préparer.
- Une liste brute de vos postes, sans mise en forme : ce que vous y faisiez réellement, pas ce qu'annonçait l'intitulé.
- Deux ou trois moments de travail où vous vous êtes senti à votre place, même très courts, même anciens. Ce sont eux qui contiennent l'information la plus utile.
- Vos contraintes réelles, chiffrées si possible : revenu plancher, mobilité géographique, délai au-delà duquel la situation devient intenable.
Une quatrième chose se prépare mieux qu'on ne le croit : l'accord de venir sans savoir où l'on va. Arriver avec la conclusion déjà écrite transforme le bilan en validation, et une validation ne vous apprendra rien.
Combien de temps dure un bilan professionnel, et à quel rythme ?
Aucun plafond légal ne s'applique, puisque la démarche n'est pas le dispositif réglementé — lequel, lui, ne peut excéder vingt-quatre heures. Chaque séance dure entre 1h30 et 2h, et le nombre de séances se fixe ensemble au départ, en fonction de ce que la situation demande et de ce que votre agenda autorise.
Un bilan professionnel bien mené demande du temps. Une seule séance peut apporter des éléments utiles, mais elle ne suffit pas à traiter en profondeur une situation complexe.
Un intervalle suffisant entre deux rendez-vous fait partie du dispositif, et pas seulement de l'agenda : c'est lui qui permet au travail de se poursuivre entre les séances.
Dans la plupart des parcours, le travail s'étale sur 6 à 10 séances, réparties sur 3 à 5 mois. Ce rythme, environ une séance toutes les deux semaines, laisse le temps de laisser décanter ce qui est travaillé en séance, d'expérimenter entre les rendez-vous, et de revenir avec du matériel concret.
Certaines situations appellent un format plus resserré : une prise de décision urgente, un projet déjà avancé qui a besoin d'être finalisé. D'autres demandent un accompagnement plus long, particulièrement quand une reconversion profonde est en jeu. Il n'y a pas de cadence imposée : ce qui compte, c'est que le format serve votre projet.
Un repère extérieur mérite d'être versé au débat, même s'il ne tranche rien. Dans leur méta-analyse de 2017, S. C. Whiston, Y. Li, N. Goodrich Mitts et L. Wright écrivent, à propos des accompagnements au choix professionnel : « nous rejoignons Brown et Ryan Krane et suggérons prudemment qu'environ cinq séances semblent les plus efficaces », tout en observant que le nombre de séances et le nombre d'heures prédisent significativement l'ampleur des effets sur le sentiment d'efficacité décisionnelle. Les auteurs présentent eux-mêmes ces analyses comme très provisoires (« Effectiveness of career choice interventions: A meta-analytic replication and extension », Journal of Vocational Behavior, 2017, vol. 100, p. 175-184 (nouvelle fenêtre)). Autrement dit : plus long n'est pas mécaniquement mieux, et la question du bon format reste ouverte y compris dans la littérature.
Combien coûte un bilan professionnel ?
Le tarif d'un bilan professionnel est établi lors du premier échange, selon le format retenu : ce parcours n'a pas de prix catalogue. À titre de repère, les tarifs du Centre s'appliquent à la séance — 80 € la séance individuelle d'1h30, et les forfaits sont dégressifs, 360 € les 5 séances, 680 € les 10. Le premier échange téléphonique de 20 minutes est gratuit et sans engagement. Le montant total d'un parcours dépend du nombre de séances retenu ensemble au départ, et se confirme au premier échange.
Deux choses méritent d'être dites clairement sur ce point. La première : aucun financement public ne vient réduire ce montant, comme la section sur le cadre juridique l'explique. La seconde : le nombre de séances n'est pas fixé d'avance par un catalogue, ce qui signifie que le total ne peut pas être annoncé avant le premier échange — et qu'il est décidé avec vous, pas pour vous.
Le détail complet des tarifs, des forfaits et des formats collectifs figure sur la page Tarifs, et la page consacrée aux accompagnements de particuliers et d'indépendants décrit les autres formes que peut prendre un suivi individuel.
Au Centre ou en visio : qu'est-ce qui change ?
Les deux formats existent, et beaucoup de parcours les mélangent. Les séances de parole fonctionnent très bien en visio, et permettent de tenir un rythme régulier sans ajouter deux heures de route à une journée déjà pleine. La séance au contact du cheval, elle, suppose d'être sur place : elle ne se transpose pas.
Le choix se fait donc moins sur une préférence de principe que sur une contrainte de distance. Le Centre se trouve à Saint-Martin-Lestra, dans les Monts du Lyonnais, à environ une heure de Lyon en voiture — une distance qui se franchit volontiers deux ou trois fois dans un parcours, plus difficilement dix.

En quoi le cheval intervient-il dans un bilan professionnel ?
Une séance d'équicoaching peut venir révéler, en acte, ce que les mots peinent encore à nommer. Le cheval ne délivre aucun message et ne remplace aucune séance de parole : il rend visible, immédiatement, la façon dont une personne avance, demande, insiste ou renonce. Ce qui s'y observe se discute ensuite comme le reste.
L'intérêt, dans un bilan, tient à un décalage précis. Une phase d'introspection produit des mots — valeurs, motivations, lignes directrices — et les mots peuvent tourner longtemps sans jamais entrer en contact avec quoi que ce soit. Devant un cheval, la question « comment est-ce que je m'y prends, en vrai ? » reçoit une réponse en quelques minutes, sans que personne ait eu à la formuler.
Deux précisions honnêtes s'imposent. Tout se déroule au sol, sans prérequis équestre, avec la coach présente en permanence, et vous commencez à la distance qui vous convient — y compris depuis la barrière. Et aucune étude ne mesure l'équicoaching : ce qui est décrit ici est un constat de séance, pas un résultat publié. Le déroulé complet d'une séance d'équicoaching et la comparaison entre coaching et équicoaching détaillent ce que recouvre exactement cette pratique, menée selon la méthode EPONA.
Que retire-t-on d'un bilan professionnel ?
À l'issue d'un bilan professionnel, vous repartez avec plusieurs choses concrètes.
- Une clarté sur ce qui compte vraiment : vos critères réels de satisfaction professionnelle, ceux que vous n'aviez peut-être jamais mis en mots.
- Une lecture honnête de votre situation actuelle : ce qui freine, ce qui peut lever, les ressources que vous n'exploitez pas encore.
- Un ou plusieurs scénarios pour la suite, évalués à l'aune de vos contraintes réelles (famille, finances, délais, énergie disponible).
- Un plan d'actions en étapes : les prochains pas identifiés et atteignables.
- Une posture différente face à votre situation. Beaucoup de personnes repartent avec une confiance retrouvée dans leur capacité à décider, indépendamment du choix final qu'elles auront fait. C'est un constat de séance, pas un résultat mesuré.
- Une synthèse écrite remise en fin de bilan, document de référence qui formalise ce qui a été travaillé : vos axes de clarté, votre projet, votre plan d'actions. Quelque chose de concret à relire, à partager si vous le souhaitez, à utiliser comme boussole dans les mois qui suivent.
Ces effets sont ceux constatés en séance. La recherche publiée, elle, mesure autre chose et à une autre échelle : la section consacrée à l'efficacité dit précisément quoi, avec les chiffres et leurs limites.
Qu'y a-t-il dans la synthèse écrite remise à la fin ?
Une synthèse de fin de parcours reprend, sous forme écrite, ce que le travail a fait apparaître : vos critères, la direction retenue, les scénarios écartés et pourquoi, les premières étapes datées. Elle vous appartient entièrement, et vous seul décidez de la montrer ou non. Son format et sa date de remise se conviennent au départ, avec le reste du cadre.
Une confusion doit être écartée ici, parce qu'elle porte sur un mot. Le « document de synthèse » est un terme du dispositif réglementé : il est nommé par l'article L6313-4 du code du travail, il obéit à des règles de conservation fixées par l'article R6313-7, et le bénéficiaire en est le seul destinataire de droit. La synthèse écrite d'un bilan professionnel n'a pas ce statut. Elle a la valeur d'un document de travail remis par une coach à la personne qu'elle accompagne — ce qui n'est ni moins ni plus, mais autre chose, et le contrat écrit signé au départ est l'endroit où son régime se lit.
Y a-t-il un suivi après le bilan professionnel ?
Un bilan professionnel sérieux ne s'arrête pas à la dernière séance. Un échange de suivi à 6 mois est inclus dans le bilan, prévu pour faire le point : où en êtes-vous par rapport au plan d'actions construit ensemble ? Qu'est-ce qui a avancé, qu'est-ce qui a résisté, qu'est-ce qui a évolué différemment de ce qui était prévu ?
Le temps de recul n'est pas anecdotique. Il permet de mesurer le chemin parcouru, d'ajuster ce qui doit l'être, et de confirmer ou réinterroger la direction prise. C'est aussi souvent le moment où des décisions importantes se prennent, une fois que les premières actions ont produit leurs premiers effets.
La recherche donne à ce choix un appui inattendu, et il vaut mieux le connaître avant qu'après. L'étude longitudinale française de référence mesure une érosion partielle des effets six mois après un bilan : ce qui a été gagné ne se maintient pas tout seul. La section suivante en donne les chiffres.
Est-ce que ça marche ? Ce que la recherche mesure, et ce qu'elle ne mesure pas
Les effets sont réels et modérés, et ils s'érodent en partie avec le temps. Un avertissement s'impose d'abord : les études disponibles portent sur le dispositif réglementé et sur les accompagnements au choix professionnel en général, pas sur ce qui est proposé au Centre Equaizen. Aucune donnée ne mesure ce parcours-là, et cette page n'en inventera pas.
Ce qu'un bilan améliore
L'étude longitudinale française de référence, conduite avec un groupe de comparaison et trois temps de mesure, trouve une taille d'effet de +0,62 sur l'ensemble des variables mesurées juste après le bilan. Les auteurs, J.-P. Gaudron, J.-L. Bernaud et C. Lemoine, notent que cette taille d'effet « est comparable à celle observée dans les travaux nord-américains » (« Évaluer une pratique d'orientation professionnelle pour adultes : les effets individuels du bilan de compétences », L'orientation scolaire et professionnelle, 2001, 30/4 (nouvelle fenêtre)).
Sur quoi porte le gain, une seconde étude française le précise. C. Ruffin-Beck et C. Lemoine observent, auprès de 42 demandeurs d'emploi de faible niveau de qualification, une progression nette sur des items très concrets : « j'ai une perception claire de ma situation » (effet +0,46) et « je sais ce que je vaux » (effet +0,47). Leur conclusion générale mérite d'être citée telle quelle : « le bilan de compétences permet effectivement au bénéficiaire […] d'accéder à une meilleure connaissance de lui-même et de ses compétences et d'évoluer positivement sur l'élaboration de projet ». Les mêmes auteurs écartent en revanche l'hypothèse portant sur la proactivité : « Sur la variable proactivité, les résultats, typiques de cette population sans emploi et peu diplômée, sont plus négatifs et s'inversent par rapport à la population de référence. L'hypothèse n'est donc pas validée. » (« Bilan de compétences, construction personnelle pour une dynamique professionnelle », L'orientation scolaire et professionnelle, 2011, 40/3 (nouvelle fenêtre)).
Ce qu'un bilan n'améliore pas
La clarté n'est pas l'action, et c'est la limite la plus documentée. Dans la même étude de 2011, la recherche d'information a diminué significativement après le bilan — un effet de -0,50, à rebours complet des attentes des chercheurs. Y voir plus clair sur soi n'entraîne donc pas mécaniquement le fait d'aller frapper aux portes.
Le temps abîme aussi une partie du bénéfice. Chez J.-P. Gaudron, J.-L. Bernaud et C. Lemoine, la taille d'effet retombe à environ +0,44 six mois plus tard. La connaissance de soi et l'estime de soi restent stables, mais « les sujets semblent régresser à l'état initial en ce qui concerne les productions relatives à l'image de soi ». Traduit en pratique : un bilan ne règle pas une situation une fois pour toutes, et c'est précisément pour cela qu'un temps de reprise à distance a du sens.
À l'échelle internationale, l'ordre de grandeur reste modeste. La méta-analyse de S. C. Whiston, Y. Li, N. Goodrich Mitts et L. Wright porte sur 57 études publiées et non publiées et trouve « une taille d'effet moyenne pondérée de 0,352 ». Les auteurs ajoutent un aveu que les pages commerciales ne reprennent jamais : ils appellent « vigoureusement » à davantage de recherche, n'ayant pu identifier que 57 études exploitables, littérature non publiée comprise. Un domaine entier tient donc sur une base de preuves plus étroite qu'on ne l'imagine.
Un dernier point ressort de cette littérature, et il déplace la question du choix d'un prestataire. Dans les analyses de S. C. Whiston et ses collègues, portant sur le seul sentiment d'efficacité décisionnelle, le soutien du praticien obtient la plus forte taille d'effet (0,825), devant la clarification des valeurs (0,522) et les exercices écrits (0,421) — ces derniers restant significatifs. Les auteurs demandent d'interpréter ces résultats « avec beaucoup de prudence ». La personne en face compte donc au moins autant que les outils qu'elle emploie — raison de plus pour utiliser l'échange préalable de 20 minutes comme un vrai critère de décision.
Ce qu'un bilan professionnel ne fait pas
Quatre choses ne relèvent pas de cette démarche, et mieux vaut les savoir avant de payer une séance. Un bilan professionnel ne trouve pas un métier à votre place, ne garantit aucun résultat d'embauche, ne soigne rien, et ne répare pas une organisation de travail défaillante. Le reste de cette section détaille chacun de ces quatre points.
Un bilan professionnel ne désigne pas un métier. Aucun test, aucun questionnaire, aucune grille ne produit à la fin un intitulé de poste que vous n'auriez plus qu'à aller chercher. Ce qui se construit, ce sont des critères et une direction ; le métier, s'il y en a un, se trouve ensuite, sur le terrain, en allant voir.
Aucun résultat n'est garanti. Personne ne peut promettre une embauche, une création d'activité réussie, ou une négociation qui aboutit. Les décisions des autres ne dépendent pas de vous, et un accompagnement qui prétendrait le contraire vendrait une chose qu'il ne possède pas.
Un accompagnement de coaching ne remplace pas un soin. Un coach n'est ni psychologue, ni psychiatre, ni médecin. Quand la situation prend la forme d'un épuisement installé, d'une anxiété qui envahit les journées et le sommeil, ou d'idées noires, c'est un médecin ou un psychologue qu'il faut consulter — d'abord, et sans attendre d'avoir clarifié quoi que ce soit.
Un bilan ne répare pas une organisation. Une charge de travail intenable, un management qui humilie, une situation de harcèlement ne se règlent pas par un travail sur soi. Ce sont des faits extérieurs, et ils relèvent de la médecine du travail, des représentants du personnel, de l'inspection du travail ou d'un conseil juridique. Y voir plus clair peut aider à décider quoi faire ; cela ne change pas ce qui se passe dans l'entreprise.
Bilan professionnel ou thérapie ?
Les deux démarches ne visent pas le même objet et se mènent très bien en parallèle. Un bilan professionnel part d'aujourd'hui et travaille vers une direction professionnelle ; un suivi thérapeutique traite la souffrance psychique et remonte souvent plus loin dans l'histoire personnelle. La démarche est complémentaire d'un suivi thérapeutique : elle vient éclairer la trajectoire professionnelle, sans s'y substituer.
La règle pratique tient en une question : est-ce que vous cherchez à décider, ou est-ce que vous cherchez à aller mieux ? Quand la réponse est « à aller mieux », un bilan arrive trop tôt. Rien n'empêche d'y revenir dans six mois, et beaucoup le font.
Bilan professionnel ou coaching professionnel : lequel choisir ?
La question posée les départage. Quand elle porte sur la direction à prendre — rester, partir, bifurquer, vers quoi —, c'est un bilan professionnel. Quand elle porte sur la façon de tenir le poste qu'on occupe déjà — poser un cadre, décider plus vite, mener une équipe, occuper sa place —, c'est un coaching professionnel qu'il faut, et non un bilan.
Les deux se croisent souvent en cours de route, et il n'y a rien de gênant à cela. Une personne venue clarifier une direction découvre parfois que le poste actuel redevient tenable une fois deux ou trois choses posées. À l'inverse, un accompagnement démarré sur la conduite d'une équipe débouche parfois sur une question de trajectoire, et bascule alors vers un parcours de reconversion accompagné.
Votre employeur peut-il savoir que vous faites un bilan professionnel ?
Pas par le Centre. Hors dispositif réglementé, la confidentialité ne repose pas sur la loi mais sur le contrat écrit signé au départ et sur lui seul : le Centre ne revendique l'accréditation d'aucune fédération de coaching, donc aucun code de déontologie ne s'y ajoute. Rien de ce qui se dit en séance ne sort de la séance, et aucune information n'est transmise à un tiers. La démarche se mène sur votre temps personnel, sans que quiconque ait à en être informé.
La comparaison avec le dispositif réglementé est instructive, et elle joue ici en faveur de ce dernier sur un point précis. Dans un bilan de compétences, c'est la loi qui protège : l'article L6313-4 du code du travail impose le consentement du salarié, pose que son refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement, réserve au seul bénéficiaire les résultats détaillés et le document de synthèse, et soumet les intervenants au secret professionnel des articles 226-13 et 226-14 du code pénal. L'article R6313-5 interdit en outre à l'employeur de réaliser lui-même le bilan de ses salariés, et l'article R6313-8 encadre par une convention écrite tripartite les cas où l'employeur est partie prenante.
Hors de ce cadre, aucune de ces protections légales ne s'applique automatiquement. Ce qui les remplace, c'est un contrat, et un contrat se lit avant d'être signé. Posez la question de la confidentialité, de la durée de conservation des notes et du sort des documents dès le premier échange : une réponse claire est le meilleur indicateur du sérieux d'un accompagnement, quel qu'il soit.
Peut-on faire son bilan professionnel soi-même ?
En partie, oui, et il serait malhonnête de prétendre le contraire. Lister ses expériences, repérer les conditions dans lesquelles on travaille bien, écrire ce qu'on ne veut plus : tout cela se fait seul, avec du papier et du temps, et vaut mieux que de ne rien faire. Trois exercices simples suffisent à commencer.
- La liste des moments justes. Repérez cinq moments de travail où vous vous êtes senti à votre place, décrivez-les en trois lignes chacun, puis cherchez ce qu'ils ont en commun. Les critères apparaissent là, plus sûrement que dans une liste de valeurs à cocher.
- La liste des refus. Écrivez ce que vous ne voulez plus, sans vous censurer et sans chercher à être raisonnable. Un projet se dessine souvent d'abord par ce qu'il exclut.
- Les cinq conversations. Allez parler à cinq personnes qui font ce qui vous attire, et demandez-leur ce qu'elles détestent dans leur métier. Une heure de conversation vaut dix heures de lecture.
Le regard extérieur, lui, ne se fabrique pas tout seul, et l'obstacle n'est pas le manque de méthode. Personne ne se pose à soi-même la question qu'il évite. Personne ne se contredit sur un raisonnement qui tourne en rond depuis deux ans. Personne ne s'empêche de refermer le dossier quand il devient inconfortable — et c'est exactement à cet endroit que se trouve, en général, l'information la plus utile.
Une remarque de la recherche vient appuyer ce point, sans l'avoir cherché : dans la méta-analyse de S. C. Whiston et ses collègues (2017), c'est le soutien du praticien qui obtient la plus forte taille d'effet, devant les outils employés — un résultat que les auteurs présentent eux-mêmes comme provisoire. Ce que vous ne pouvez pas vous fournir à vous-même, ce n'est pas un test. C'est quelqu'un.
Faire un bilan professionnel près de Lyon : l'approche au Centre Equaizen
Le Centre Equaizen est situé à Saint-Martin-Lestra, dans les Monts du Lyonnais, à environ une heure de Lyon en voiture. Les séances de bilan professionnel se tiennent en présentiel au Centre, dans un cadre naturel propice à la réflexion, ou en visio selon votre situation.
Marylou Rivaud-Marantier, coach et équicoach certifiée IPOCAMPUS 2020, titulaire d'une certification au bilan de compétences APC RH et Formation Paris 2022-2023 — une certification détenue, pas une prestation vendue —, a fait le choix de proposer un bilan professionnel dans un cadre de coaching plutôt qu'un dispositif réglementé. Ce choix est délibéré. Il permet d'aller au-delà du protocole défini par le code du travail, d'adapter le rythme et les outils à chaque situation sans contrainte administrative, et de laisser le travail aller là où il doit aller, et non là où un cahier des charges l'impose. Il permet aussi, sur un point clé du parcours, d'intégrer le cheval comme partenaire de travail : une séance d'équicoaching peut venir révéler, en acte, ce que les mots peinent encore à nommer.
Le choix a un coût, et il est assumé : pas de cadre légal protecteur, pas de financement, pas de garanties de durée ni de conservation fixées par décret. Ce qui les remplace est écrit dans le contrat, pas dans un code, et se lit avant de signer.
Le bilan professionnel s'inscrit dans une pratique encadrée par un contrat écrit, une supervision régulière, et 13 années en postes de direction salariée qui informent la compréhension des enjeux professionnels, sans pour autant servir de modèle.
Pour en savoir plus sur les formats proposés et les tarifs, consultez la page Particuliers ou la page Tarifs.
Par où commencer ?
Vous n'avez pas besoin d'arriver avec une demande formulée. « Je ne sais plus pourquoi je fais ce métier » est un point de départ recevable, et fréquent. Le premier échange téléphonique de 20 minutes est gratuit et sans engagement : vous exposez votre situation, on vous dit franchement si un accompagnement peut vous être utile, ou vers qui vous tourner si ce n'est pas le cas.
Si vous préférez voir d'abord comment se déroule un premier échange, la page RDV découverte le décrit pas à pas, avec les quatre façons possibles de commencer.
Ce qu'on demande le plus souvent sur le bilan professionnel
C'est quoi exactement un bilan professionnel ?
Un bilan professionnel est un accompagnement individuel qui aide une personne à faire le point sur sa situation de travail, à identifier ce qui compte réellement pour elle, et à définir une direction assortie de premiers pas concrets. La démarche relève du coaching : elle n'est encadrée par aucun texte réglementaire.
Quelle différence entre un bilan de compétences et un bilan professionnel ?
Le bilan de compétences est un dispositif défini par le code du travail et réservé aux prestataires ayant déposé une déclaration d'activité auprès de l'administration. Le bilan professionnel proposé au Centre Equaizen n'en est pas un : aucune déclaration d'activité, aucun protocole imposé, aucun financement public. La démarche relève du coaching, et rien d'autre.
Qu'est-ce que le code du travail impose à un bilan de compétences ?
Quatre garanties et un protocole. L'article L6313-4 pose que le refus d'un salarié ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement, que le bénéficiaire est seul destinataire des résultats détaillés et du document de synthèse, que les intervenants sont tenus au secret professionnel des articles 226-13 et 226-14 du code pénal, et que le bilan ne peut excéder vingt-quatre heures. Les articles R6313-4 à R6313-8 y ajoutent trois phases obligatoires, l'interdiction faite aux employeurs de réaliser eux-mêmes les bilans de leurs salariés, la destruction des documents en fin d'action sauf accord écrit, et une convention tripartite lorsque l'employeur est partie prenante.
Faut-il être un organisme déclaré pour réaliser un bilan de compétences ?
Oui. L'article L6351-1 du code du travail impose une déclaration d'activité à toute personne qui réalise les actions énumérées à l'article L6313-1, parmi lesquelles figurent les bilans de compétences. Equaizen ne porte aucun numéro de déclaration d'activité, et n'en revendique aucun : ce qui est proposé au Centre n'est donc pas un bilan de compétences au sens du code du travail, et cette page ne l'appelle jamais ainsi.
Qui finance un bilan professionnel ?
La personne accompagnée, ou son entreprise lorsque c'est un employeur qui commande l'accompagnement. La prestation n'ouvre droit à aucun financement public et ne relève d'aucun dispositif d'aide. C'est la contrepartie assumée d'une liberté complète de méthode et de rythme.
Combien coûte un bilan professionnel ?
Le tarif d'un bilan professionnel est établi lors du premier échange, selon le format retenu : ce parcours n'a pas de prix catalogue. À titre de repère, les tarifs du Centre s'appliquent à la séance — 80 € la séance individuelle d'1h30, et les forfaits sont dégressifs, 360 € les 5 séances, 680 € les 10. Le premier échange téléphonique de 20 minutes est gratuit et sans engagement. Le montant total d'un parcours dépend du nombre de séances retenu ensemble au départ, et se confirme au premier échange.
Un bilan professionnel, est-ce que ça marche ?
Les études disponibles mesurent le dispositif réglementé, pas ce qui est proposé ici. Sur ce dispositif, J.-P. Gaudron, J.-L. Bernaud et C. Lemoine relèvent en 2001 une taille d'effet de +0,62 juste après le bilan, retombée à environ +0,44 six mois plus tard. C. Ruffin-Beck et C. Lemoine observent en 2011 une progression nette de la connaissance de soi, mais une recherche d'information en recul, à rebours des attentes. La méta-analyse internationale de S. C. Whiston et ses collègues trouve en 2017 une taille d'effet moyenne pondérée de 0,352 sur 57 études. Réel, donc, et modéré.
Votre employeur peut-il savoir que vous faites un bilan professionnel ?
Pas par le Centre. Hors dispositif réglementé, la confidentialité ne repose pas sur la loi mais sur le contrat écrit signé au départ et sur lui seul : le Centre ne revendique l'accréditation d'aucune fédération de coaching, donc aucun code de déontologie ne s'y ajoute. Rien de ce qui se dit en séance ne sort de la séance. La différence avec le bilan de compétences mérite d'être connue : dans le dispositif réglementé, c'est l'article L6313-4 qui protège, et le refus d'un salarié n'y constitue ni une faute ni un motif de licenciement.
Peut-on faire son bilan professionnel soi-même ?
En partie, oui. Lister ses expériences, repérer ses conditions de travail satisfaisantes, écrire ce qu'on ne veut plus : tout cela se fait seul, avec du papier et du temps. Ce qui ne se fait pas seul, c'est le regard extérieur — entendre la question qu'on évite, être contredit sur un raisonnement qui tourne en rond, ne pas pouvoir refermer le dossier quand il devient inconfortable.
Combien de temps dure un bilan professionnel ?
Le format se décide ensemble au départ, et aucun plafond légal ne s'applique puisque la démarche n'est pas le dispositif réglementé — lequel, lui, ne peut excéder vingt-quatre heures. Chaque séance dure entre 1h30 et 2h. À titre de repère extérieur, la méta-analyse de S. C. Whiston et ses collègues suggère prudemment qu'environ cinq séances semblent les plus efficaces, en présentant cette estimation comme très provisoire.
Le bilan professionnel se fait-il en visio ou au Centre ?
Les deux formats existent, et beaucoup de parcours les mélangent. Les séances de parole fonctionnent en visio. La séance au contact du cheval suppose d'être sur place : elle ne se transpose pas. Le Centre se trouve à Saint-Martin-Lestra, dans les Monts du Lyonnais, à environ une heure de Lyon en voiture.
En quoi le cheval intervient-il dans un bilan professionnel ?
Une séance d'équicoaching peut venir révéler, en acte, ce que les mots peinent encore à nommer. Ce qui se joue là ne relève pas de l'analyse mais du constat : la manière dont on avance, dont on demande, dont on renonce se voit immédiatement. Aucune étude ne mesure l'équicoaching : ce constat est un constat de séance, pas un résultat publié.
Bilan professionnel ou coaching professionnel : lequel choisir ?
La question posée les départage. Quand elle porte sur la direction à prendre — rester, partir, bifurquer, vers quoi —, c'est un bilan professionnel. Quand elle porte sur la façon de tenir le poste qu'on occupe déjà — poser un cadre, décider plus vite, gérer une équipe, occuper sa place —, c'est un coaching professionnel.
Un bilan professionnel remplace-t-il un suivi thérapeutique ?
Non. La démarche est complémentaire d'un suivi thérapeutique : elle vient éclairer la trajectoire professionnelle, sans s'y substituer. Un coach n'est ni psychologue, ni psychiatre, ni médecin. Quand la situation prend la forme d'un épuisement installé, d'une anxiété qui envahit les journées et le sommeil, ou d'idées noires, c'est un médecin ou un psychologue qu'il faut consulter d'abord.
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