Par Marylou Rivaud-Marantier, coach et équicoach professionnelle certifiée IPOCAMPUS (2020), fondatrice du Centre Equaizen — 13 ans en postes de direction salariée, équicoaching selon la méthode EPONA de Linda Kohanov.
Le coaching et l'équicoaching poursuivent le même objectif et se distinguent par un seul élément : la présence du cheval. Le coaching passe par la parole, au Centre ou en visioconférence. L'équicoaching passe par des mises en situation à pied avec un cheval, au Centre uniquement, sans monter et sans aucune expérience équestre. La durée et le tarif sont identiques.
Quand on découvre le monde de l'accompagnement, on peut se sentir un peu perdu face aux différentes approches qui existent. Coaching, équicoaching, développement personnel... Qu'est-ce qui distingue ces pratiques ? Et surtout, laquelle choisir ?
Chez Equaizen, nous avons fait le choix de proposer les deux, parce que nous sommes convaincus qu'elles se complètent parfaitement. Voici un éclairage pour vous aider à y voir plus clair.
Cette page compare les deux approches ligne par ligne, sur des critères qu'on peut vérifier : ce qui se passe pendant la séance, le lieu, la durée, les prérequis, le tarif, ce que chacune montre de soi. Elle dit aussi les cas où le coaching seul suffit et où le cheval n'apporte rien, la frontière avec l'équithérapie, et ce que la recherche publiée établit — ou n'établit pas.
Coaching ou équicoaching : le comparatif ligne par ligne
Douze critères suffisent à départager les deux approches, et un seul les sépare vraiment : la présence de l'animal. Tout le reste en découle — le lieu, ce que vous voyez de vous, la vitesse à laquelle le retour vous arrive. Le tarif, lui, ne bouge pas, ce qui surprend souvent.
| Critère | Coaching | Équicoaching |
|---|---|---|
| Ce qui se passe | Un entretien : questionnement, reformulation, exercices de visualisation, mise en mots. | Des mises en situation à pied avec un cheval : s'approcher, établir le contact, guider, marcher ensemble. Puis la reprise avec l'équicoach. |
| Le lieu | Au Centre, à Saint-Martin-Lestra, ou en visioconférence. | Au Centre uniquement. Le cheval ne se déplace pas, et il n'existe pas de version à distance. |
| La durée | Entre 1h et 1h30. | 1h30, comme la séance de référence du Centre. |
| Ce qu'on y travaille | Un objectif nommé : reconversion, prise de poste, gestion du stress, décision à prendre, relation difficile. | Ce qui se joue en dessous de l'objectif : la posture, les limites, la façon de demander, l'écart entre l'intention et ce qui passe. |
| D'où vient le retour | Du coach : ses questions, ses reformulations, ce qu'il relève dans vos mots et vos silences. | Du cheval d'abord, dans la minute et sans commentaire, puis de l'équicoach qui reprend avec vous ce qui vient de se passer. |
| La vitesse du retour | Le travail avance d'une séance à l'autre, entre deux rendez-vous autant que pendant. | Le retour est immédiat, pendant l'exercice. Ce qui prend du temps ensuite, c'est de le transposer hors du pré. |
| Prérequis | Accepter de parler de soi. Rien d'autre. | Aucun prérequis équestre, et on ne monte pas. Il faut pouvoir venir sur place. L'activité se déroule principalement en extérieur, et les espaces intérieurs permettent de basculer les temps d'échange à l'abri. |
| Format | Individuel, en séance d'1h30. En entreprise, il existe aussi un format de coaching d'équipe, présentiel ou visio. | Individuel, ou en atelier individuel d'une demi-journée, ou en atelier collectif de quatre à huit personnes. |
| Tarif | Identique dans les deux cas : 80 € la séance d'1h30, 360 € les cinq, 680 € les dix. Le tarif ne dépend ni de la présence du cheval, ni du lieu de la séance — voir le détail des tarifs du Centre. | |
| Nombre de séances | Aucun nombre imposé, aucun engagement minimum, dans les deux cas. Le sujet est détaillé dans le déroulé d'une séance d'équicoaching. | |
| Le bon choix quand… | L'objectif est déjà formulable, le sujet est professionnel, il faut structurer une décision, ou vous ne pouvez pas vous déplacer. | Le blocage ne se met pas en mots, l'écart se creuse entre ce que vous dites et ce que vous faites, ou le sujet est la posture. |
| Ce que ce n'est pas | Ni une thérapie, ni un suivi psychologique, ni un conseil qui décide à votre place. | Ni de l'équitation, ni de l'équithérapie, ni un test de personnalité que le cheval passerait à votre place. |
Le coaching : un espace de parole et de réflexion
Le coaching est un accompagnement structuré qui repose sur l'échange par la parole entre le coach et la personne accompagnée. À travers un questionnement précis et bienveillant, le coach aide son client à clarifier ses objectifs, identifier ses freins et mobiliser ses ressources pour passer à l'action.
Concrètement, une séance de coaching se déroule en face à face ou en visioconférence. Elle dure généralement entre 1h et 1h30. Le coach utilise des outils variés : questionnement puissant, reformulation, exercices de visualisation, techniques de PNL ou d'analyse transactionnelle selon sa formation.
Le coaching s'adresse à toute personne qui souhaite avancer sur un sujet précis : une reconversion professionnelle, une prise de poste, une difficulté relationnelle, un manque de confiance, un besoin de clarifier sa vision. Il est particulièrement adapté aux personnes à l'aise avec l'introspection par la parole et qui apprécient le cadre d'une conversation structurée.
Sur les sujets personnels — confiance, équilibre, choix de vie —, ce travail porte le nom de coaching de vie : l'accompagnement de coach de vie près de Lyon en détaille le cadre, le rythme et les motifs qui reviennent le plus. Sur les sujets professionnels, c'est le coaching professionnel à Lyon qui décrit le déroulé, y compris pour les séances en visioconférence.
Le coaching a-t-il fait ses preuves ?
Le coaching dispose d'une base de preuves quantifiée, ce qui est assez rare dans le champ de l'accompagnement pour être signalé. Tim Theeboom, Bianca Beersma et Annelies E. M. van Vianen ont publié en 2014, dans The Journal of Positive Psychology (vol. 9, n° 1, p. 1-18), une méta-analyse des effets du coaching en contexte organisationnel. Les auteurs y écrivent que le coaching a des effets positifs significatifs sur l'ensemble des résultats étudiés, avec des tailles d'effet allant de g = 0,43 pour les stratégies d'adaptation à g = 0,74 pour l'autorégulation orientée vers un but (nouvelle fenêtre).
Deux réserves accompagnent ce résultat, et elles comptent. La première : ces travaux portent sur le coaching en entreprise, pas sur l'accompagnement de personnes qui viennent pour un sujet de vie. La seconde : une taille d'effet moyenne ne dit rien de votre cas particulier. Elle indique une tendance sur des groupes, pas une garantie individuelle.
L'équicoaching : quand le cheval devient partenaire
L'équicoaching intègre un partenaire supplémentaire dans l'accompagnement : le cheval. Attention, il ne s'agit pas d'équitation. On ne monte pas à cheval. Les exercices se font entièrement à pied, dans un espace sécurisé, et aucune expérience équestre n'est nécessaire.
Le cheval est un animal grégaire, extrêmement sensible à la communication non verbale. Il perçoit nos émotions, notre posture, notre énergie, notre niveau de cohérence interne. Il réagit en temps réel à ce que nous dégageons, sans filtre et sans jugement. C'est ce qui en fait un partenaire si précieux dans un processus d'accompagnement.
Lors d'une séance d'équicoaching, l'équicoach propose des mises en situation avec le cheval : s'approcher, établir le contact, guider l'animal dans un parcours, marcher ensemble. Chaque exercice devient un miroir de nos modes de fonctionnement. Le cheval révèle ce que les mots ne disent pas toujours.
Un participant qui a du mal à poser ses limites verra peut-être le cheval envahir son espace. Quelqu'un qui cherche à tout contrôler constatera que le cheval résiste. Ces prises de conscience, vécues dans le corps et dans l'émotion, sont souvent plus profondes et plus durables que celles qui passent uniquement par le mental.
Faut-il savoir monter à cheval ?
Non, et vous ne monterez pas. L'équicoaching n'est pas de l'équitation : tout se déroule à pied, dans un espace sécurisé, avec l'équicoach présente en permanence. Aucune expérience équestre n'est nécessaire, et n'avoir jamais approché un cheval n'est pas un désavantage.
Que se passe-t-il concrètement pendant une séance ?
Une séance suit toujours le même mouvement : un temps d'échange sur ce que vous venez travailler, un ou plusieurs exercices avec le cheval, puis une reprise de ce qui s'est passé. Le déroulé complet, exercice par exercice, figure sur la page qui détaille comment se passe une séance d'équicoaching. Une personne accompagnée raconte par ailleurs sa propre séance dans le témoignage d'une première séance d'équicoaching au Centre.

Ce que le cheval perçoit, et ce qu'il ne perçoit pas
La perception qu'un cheval a de l'humain est documentée, mais de façon bien plus étroite que ce que le secteur laisse souvent entendre. Une étude fait référence, et une seule : elle porte sur des photographies de visages, pas sur des états intérieurs. Autant savoir ce qu'elle dit avant d'en tirer des conclusions.
Ce que l'étude de référence établit
Amy Victoria Smith, Leanne Proops, Kate Grounds, Jennifer Wathan et Karen McComb ont publié en 2016, dans Biology Letters (vol. 12, n° 2, article 20150907), une expérience présentant à des chevaux domestiques des photographies de visages humains exprimant la colère ou la joie. Les auteurs écrivent qu'il s'agit de la première mise en évidence de la capacité des chevaux à discriminer spontanément des expressions faciales humaines positives et négatives sur photographie (nouvelle fenêtre). Les chevaux regardaient davantage les visages en colère de l'œil gauche, et leur rythme cardiaque augmentait plus rapidement face à ces visages.
Ce que la même étude ne dit pas
Les auteurs eux-mêmes bornent leur résultat, et c'est le passage que les reprises oublient. Ils ne tranchent pas entre une capacité héritée et un apprentissage au contact des humains, et écrivent que les individus « peuvent aussi devoir apprendre à interpréter les expressions humaines au cours de leur expérience de vie avec les humains ». Les stimuli étaient par ailleurs des photographies de deux hommes inconnus des chevaux. Autrement dit : le cheval réagit à des signaux visibles, ce qui est déjà beaucoup. Rien n'établit qu'il « lise » un état intérieur, et personne ne devrait le prétendre.
Le cheval se cale-t-il sur votre rythme cardiaque ?
L'idée que le cheval calerait son rythme cardiaque sur le vôtre circule partout dans le secteur, et elle est trop générale. Une revue systématique de la co-modulation physiologique entre humains et animaux, mise en ligne en octobre 2025 par Giulia Bargigli et ses collègues, a examiné 37 études : la co-modulation y est significative dans 22 études, partielle dans 9 et absente dans 6 (nouvelle fenêtre). Les auteurs concluent que, plutôt qu'un phénomène universel, ces résultats suggèrent une co-modulation susceptible d'apparaître sous certaines conditions biologiques et méthodologiques. Ce travail est une prépublication, non encore évaluée par les pairs : à prendre comme un signal, pas comme une conclusion.
Une conséquence pratique en découle pour qui compare des prestataires. Toute page qui vous annonce un mécanisme physiologique précis, un pourcentage de communication non verbale ou une détection du stress à distance vous vend une explication que la littérature ne fournit pas. Ce qui se constate en séance se constate ; ce qui l'explique reste ouvert.
Équicoaching, équithérapie, hippothérapie : comment ne pas les confondre ?
L'équicoaching est un accompagnement, l'équithérapie est un soin. La différence n'est pas de vocabulaire : elle porte sur la qualification de la personne en face de vous et sur ce qu'elle a le droit de traiter. Un équicoach accompagne un objectif ; un équithérapeute intervient sur une dimension psychique, et cela suppose un thérapeute.
L'Institut de Formation en Équithérapie définit l'équithérapie comme « un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychiques et corporelles » (nouvelle fenêtre), et rappelle dans la même page que, « pour nous, il n'y a pas de thérapie sans thérapeute ». La formule règle la question mieux que n'importe quelle comparaison de sites : si la personne n'est pas thérapeute, ce qu'elle propose n'est pas une thérapie, quel que soit le nom employé.
Trois autres termes reviennent dans les recherches et méritent d'être distingués. L'hippothérapie désigne une intervention à visée rééducative, conduite dans un cadre de soin. L'équitation adaptée désigne la pratique de l'équitation aménagée pour des personnes en situation de handicap : l'objectif y reste équestre. L'équicie désigne un accompagnement médiatisé par le cheval avec un cadre et un référentiel propres. Aucune de ces trois pratiques n'est ce qui est proposé au Centre Equaizen.
L'équicoaching est-il une thérapie ?
Non, et c'est une limite à poser avant que vous ne réserviez quoi que ce soit. Un coach n'est ni psychologue, ni psychiatre, ni thérapeute. Le coaching, avec ou sans cheval, part d'aujourd'hui et travaille vers un objectif : il ne soigne pas, ne pose aucun diagnostic, et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique en cours.
Certaines demandes relèvent d'un professionnel de santé et non d'un accompagnement : une anxiété qui envahit les journées et le sommeil, un épuisement installé, un événement traumatique dont les images reviennent, des idées noires. Le bon réflexe est alors de commencer par son médecin traitant, qui saura orienter. Le sujet est développé sur la page consacrée au lâcher-prise, qui pose la même frontière.
Que dit la recherche sur l'équicoaching ?
Aucune étude ne démontre l'efficacité de l'équicoaching, et il faut le dire clairement. Le contraste avec le coaching est net : d'un côté des effets mesurés en méta-analyse, de l'autre une littérature encore trop fragile pour conclure. Cette asymétrie ne disqualifie pas l'équicoaching. Elle interdit seulement d'en faire des promesses qu'on ne peut pas tenir.
Ce que conclut la revue de référence
Michael D. Anestis, Joye C. Anestis, Laci L. Zawilinski, Tiffany A. Hopkins et Scott O. Lilienfeld ont publié en 2014, dans le Journal of Clinical Psychology (vol. 70, n° 12, p. 1115-1132), une revue systématique des travaux empiriques sur les interventions assistées par le cheval en santé mentale. Quatorze études évaluées par les pairs y sont examinées. Les auteurs écrivent que toutes les études étaient compromises par un nombre substantiel de menaces sur la validité, et qu'aucune n'apporte de preuve constante d'une supériorité sur le simple écoulement du temps (nouvelle fenêtre).
Deux précisions sont nécessaires pour lire ce résultat correctement. La revue porte sur des interventions à visée thérapeutique auprès de personnes présentant des troubles mentaux, pas sur l'accompagnement d'une personne qui vient travailler une prise de poste. Et une absence de preuve n'est pas une preuve d'absence : les auteurs constatent que les études sont trop faibles pour conclure, pas que rien ne se passe. La conclusion honnête tient en une phrase : sur ce sujet, on ne sait pas.
Ce que cela change pour vous
Trois choses, très concrètement. Personne ne peut vous affirmer que l'équicoaching serait plus efficace que le coaching : cette comparaison n'a jamais été mesurée. Personne ne peut vous annoncer un nombre de séances qui « suffira » : aucun protocole validé n'existe. Et toute page qui promet de soigner un burn-out, une anxiété ou un stress post-traumatique par le cheval sort à la fois du cadre de la recherche et du cadre légal de l'accompagnement.
Reste ce qui se constate, et qui n'a pas besoin d'une étude pour être décrit : devant un cheval, forcer ne donne rien, et le retour arrive dans la minute. Ce constat est un constat de séance. Il vaut ce que vaut une expérience — beaucoup, pour la personne qui la vit ; rien, comme preuve générale.
Deux approches complémentaires, pas opposées
Le contraste dressé plus haut sert à choisir, pas à trancher. Il serait réducteur d'opposer coaching et équicoaching. Ce sont deux facettes d'un même objectif : vous accompagner vers plus de clarté, de confiance et d'alignement. Elles mobilisent simplement des leviers différents.
Le coaching passe par la parole, la réflexion, la structuration de la pensée. L'équicoaching passe par le corps, l'émotion, l'expérience sensorielle. L'un n'est pas meilleur que l'autre. Ils se nourrissent mutuellement.
Beaucoup de personnes accompagnées chez Equaizen combinent les deux. Par exemple, un parcours peut commencer par des séances de coaching classique pour poser les bases, clarifier la problématique et définir les objectifs. Puis une ou plusieurs séances d'équicoaching viennent approfondir le travail, débloquer des schémas inconscients ou ancrer les prises de conscience dans l'expérience vécue.
L'ordre inverse existe aussi : une première séance avec le cheval fait apparaître un point aveugle, et les séances de coaching qui suivent servent à en faire quelque chose. Rien n'oblige à choisir une fois pour toutes au départ.
Le vrai choix n'est pas entre deux méthodes. Il est entre ce qui se raconte et ce qui se constate.
Dans quels cas le coaching classique suffit-il ?
Le coaching seul suffit quand l'objectif est déjà formulable et que ce qui manque est une méthode. Préparer un entretien, arbitrer entre deux voies, construire un plan de reconversion, structurer une prise de poste : ces demandes se travaillent très bien en entretien, et le cheval n'y apporte rien de plus.
Cinq situations où le cheval n'apporte rien de plus
- La demande est décisionnelle. Vous hésitez entre deux offres, deux villes, deux statuts. Ce qu'il faut, c'est poser les critères et les peser. Un entretien fait ça mieux qu'un pré.
- La demande est documentaire ou méthodologique. Construire un argumentaire, préparer une négociation salariale, organiser une recherche : le travail est concret, il se fait sur table.
- Venir au Centre est impossible. Éloignement géographique, contraintes d'agenda, mobilité réduite, période chargée. Une séance en visioconférence vaut mieux qu'une séance idéale qui n'aura jamais lieu.
- Vous ne souhaitez pas approcher un animal. Allergie, appréhension que vous ne voulez pas travailler maintenant, simple absence d'envie. Aucune justification n'est due, et forcer serait contre-productif.
- Le sujet est le rythme, pas la posture. Quand la question porte sur l'organisation, la charge ou les priorités, la mise en situation avec le cheval ne dit pas grand-chose de plus que ce que vous savez déjà.
À l'inverse, quand le cheval change quelque chose
Le cheval devient utile au moment précis où la parole tourne. Vous savez expliquer parfaitement votre problème, vous l'avez déjà formulé dix fois, et rien ne bouge : comprendre n'a pas suffi. La mise en situation produit alors un retour que le raisonnement seul n'avait pas produit, parce qu'il ne passe pas par le même chemin.
Trois familles de demandes en relèvent particulièrement : ce qui touche à la posture et à l'autorité, ce qui touche aux limites et à la place qu'on prend, et ce qui touche à l'écart entre l'intention affichée et ce qui arrive réellement à l'autre. Le travail sur la confiance et l'estime de soi tombe souvent dans ces trois cases à la fois.
Et si j'ai peur des chevaux ?
La peur des chevaux n'est pas un obstacle à annoncer avec gêne : elle se dit au premier échange téléphonique, et elle change la façon dont la séance est construite. Vous commencez à la distance qui vous convient, y compris depuis la barrière, sans obligation de toucher l'animal. L'équicoach est présente en permanence et c'est elle qui gère le cheval.
Aimer les animaux n'est par ailleurs pas un prérequis. Une séance ne demande ni affinité particulière, ni envie de caresser, ni connaissance du cheval. Elle demande d'accepter d'être en présence d'un animal de grande taille pendant un temps donné, et de dire ce que vous ressentez pendant que ça se passe.
Le tarif change-t-il avec la présence du cheval ?
Non, et c'est probablement la ligne la plus contre-intuitive de tout ce comparatif. Le tarif est le même dans les deux cas : 80 € la séance d'1h30, que la séance se déroule en lien avec le cheval au Centre ou en entretien de coaching. Les forfaits dégressifs valent pour les deux, 360 € les cinq séances et 680 € les dix. Le prix n'est donc jamais le critère qui départage les deux approches.
D'autres formats existent au Centre, et ils ne recouvrent pas la même chose : l'atelier individuel d'une demi-journée à 150 €, l'atelier collectif thématique à partir de 100 € par personne et par jour, en petit groupe, et le devis sur mesure pour les interventions en entreprise. Le détail figure sur la page des tarifs du Centre, qui précise aussi les modalités de paiement.
Le premier échange téléphonique de 20 minutes est gratuit et sans engagement, quelle que soit l'approche envisagée. Il sert précisément à décider laquelle vous convient — et à vous dire franchement si aucune des deux ne répond à ce que vous cherchez.
Peut-on faire du coaching à distance ?
Oui pour le coaching, non pour l'équicoaching. Une séance de coaching d'1h30 se déroule au Centre ou en visioconférence, au même tarif de 80 €. L'équicoaching demande la présence physique du cheval et de la personne au Centre, à Saint-Martin-Lestra : il n'existe pas de version à distance.
La contrainte pèse plus qu'on ne le croit dans le choix réel des gens. Le Centre se trouve dans les Monts du Lyonnais, à environ une heure de Lyon centre : la page consacrée à l'équicoaching en Rhône-Alpes précise l'accès et les temps de trajet depuis les principales villes de la région.

Et en entreprise, la différence est-elle la même ?
La distinction se déplace en entreprise : elle ne porte plus seulement sur la présence du cheval, mais sur le nombre de personnes en face. Un accompagnement de dirigeant se rapproche beaucoup du coaching individuel décrit plus haut ; une journée d'équicoaching avec une équipe travaille sur le collectif, ce qu'aucun entretien ne peut faire.
Trois formats coexistent au Centre. Le coaching de dirigeant travaille la posture, les décisions et la solitude du poste, en entretien ou avec le cheval. Le séminaire de cohésion d'équipe et le team building en équicoaching font travailler un collectif sur sa façon de décider, de se répartir les rôles et de se faire confiance. L'ensemble de l'offre destinée aux organisations figure sur la page Dirigeants et entreprises.
Une réserve s'impose ici comme ailleurs. À notre connaissance, aucune méta-analyse ne porte à ce jour sur le développement du leadership par le cheval, et nous n'avons pas de source à citer ici. Ce que vous pouvez attendre d'une journée de ce type, c'est une expérience partagée et des observations concrètes sur le fonctionnement du groupe — pas une transformation mesurée.
Comment choisir ?
Plutôt que de choisir entre l'un ou l'autre, nous vous proposons de commencer par un RDV découverte gratuit. C'est un échange de 20 minutes, sans engagement, qui permet de faire connaissance, de préciser votre besoin et de déterminer ensemble quelle approche ou quelle combinaison sera la plus adaptée.
Voici quelques repères qui peuvent vous guider :
- Vous avez un objectif professionnel précis (reconversion, prise de poste, gestion du stress) : le coaching est un excellent point de départ. Le cadre de ce travail est décrit sur la page coaching professionnel à Lyon.
- Vous ressentez un blocage que vous n'arrivez pas à mettre en mots : l'équicoaching peut vous aider à accéder à ce qui se joue au-delà des mots.
- Vous souhaitez travailler sur votre posture de leader, votre communication ou votre confiance : la combinaison des deux approches est particulièrement puissante.
- Vous êtes curieux et ouvert à une expérience différente : l'équicoaching vous surprendra positivement.
- Vous ne pouvez pas vous déplacer : la question est réglée d'avance, le coaching en visioconférence est la seule option praticable.
- Vous hésitez encore : commencez par une séance de coaching et voyez. Rien n'engage la suite, et la bascule vers le cheval reste possible à tout moment.
Reconnaître un coach ou un équicoach certifié
Aucun cadre officiel n'encadre l'équicoaching en France : le titre n'est protégé par aucun texte, et n'importe qui peut s'en réclamer. Trois vérifications valent donc mieux qu'une promesse. Demandez par quel organisme la personne a été certifiée et selon quelle méthode. Demandez si elle est supervisée, et par qui. Demandez enfin ce qu'elle n'accompagne pas — un praticien qui n'a aucune limite à citer est un mauvais signe.
Les mêmes questions valent pour le coaching sans cheval, et elles sont détaillées sur la page consacrée au choix d'un coach professionnel à Lyon. Le parcours, les certifications et la supervision de Marylou Rivaud-Marantier figurent sur sa page d'auteur.
L'approche Equaizen : un accompagnement intégré
En tant que coach et équicoach certifiée, Marylou Rivaud-Marantier a fait le choix de réunir ces deux compétences au sein d'un même centre. Après 13 années dans le monde de l'entreprise, elle a vécu elle-même la puissance de ces deux approches dans son propre parcours de transition.
Au Centre Equaizen, situé en Rhône-Alpes, six chevaux partenaires participent aux séances d'équicoaching. Chaque cheval a sa personnalité, sa sensibilité, et c'est cette diversité qui enrichit l'expérience. Les séances de coaching peuvent quant à elles se dérouler au centre ou en visioconférence, pour s'adapter à votre emploi du temps.
L'objectif reste toujours le même : vous offrir un espace sécurisé et bienveillant où vous pouvez explorer, comprendre et avancer. Que ce soit par la parole ou par la rencontre avec le cheval, chaque séance est conçue sur mesure, en fonction de là où vous en êtes et de là où vous souhaitez aller.
Et si vous veniez découvrir par vous-même ?
La meilleure façon de comprendre la différence entre coaching et équicoaching, c'est de l'expérimenter. Nous organisons régulièrement des portes ouvertes et des ateliers découverte au centre. C'est l'occasion de visiter les lieux, de rencontrer les chevaux et de poser toutes vos questions.
Vous pouvez aussi réserver directement un entretien découverte gratuit pour échanger sur votre situation.
Pour aller plus loin : les quatre façons de commencer, les tarifs du Centre, une visite du Centre en images, et les accompagnements destinés aux particuliers et indépendants — 13 ans en postes de direction salariée avant de devenir coach et équicoach certifiée.
Ce qu'on demande le plus souvent sur ces deux approches
Quelle est la différence entre le coaching et l'équicoaching ?
Le coaching et l'équicoaching poursuivent le même objectif et se distinguent par un seul élément : la présence du cheval. Le coaching passe par la parole, au Centre ou en visioconférence. L'équicoaching passe par des mises en situation à pied avec un cheval, au Centre uniquement, sans monter et sans aucune expérience équestre. La durée et le tarif sont identiques.
Faut-il savoir monter à cheval pour faire de l'équicoaching ?
Non, et vous ne monterez pas. L'équicoaching n'est pas de l'équitation : tout se déroule à pied, dans un espace sécurisé, avec l'équicoach présente en permanence. Aucune expérience équestre n'est nécessaire, et n'avoir jamais approché un cheval n'est pas un désavantage.
L'équicoaching coûte-t-il plus cher que le coaching ?
Non. Le tarif est le même dans les deux cas : 80 € la séance d'1h30, que la séance se déroule en lien avec le cheval au Centre ou en entretien de coaching. Les forfaits dégressifs valent pour les deux : 360 € les cinq séances, 680 € les dix. Le prix n'est donc jamais le critère qui départage les deux approches.
Quelle est la différence entre l'équicoaching et l'équithérapie ?
L'équicoaching est un accompagnement, l'équithérapie est un soin. L'Institut de Formation en Équithérapie définit l'équithérapie comme « un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychiques et corporelles », et rappelle que, « pour nous, il n'y a pas de thérapie sans thérapeute ». Un équicoach n'est ni psychologue, ni psychiatre, ni thérapeute, et l'équicoaching ne remplace aucun suivi médical ou psychologique.
L'équicoaching est-il prouvé scientifiquement ?
Non, et il faut le dire clairement. Une revue systématique publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Psychology par Michael D. Anestis et ses collègues, portant sur quatorze études évaluées par les pairs, conclut que toutes présentaient un nombre substantiel de menaces sur la validité, et qu'aucune n'apporte de preuve constante d'une supériorité sur le simple écoulement du temps. Le coaching, lui, dispose d'une base de preuves quantifiée en contexte organisationnel. Personne ne peut donc affirmer que l'équicoaching serait plus efficace que le coaching : cette comparaison n'a jamais été mesurée.
Dans quels cas le coaching classique suffit-il ?
Le coaching seul suffit quand l'objectif est déjà formulable et que ce qui manque est une méthode : préparer un entretien, arbitrer entre deux voies, construire un plan de reconversion, structurer une prise de poste. Il est aussi le bon choix quand venir au Centre est impossible, quand la demande est essentiellement documentaire ou décisionnelle, et quand la personne ne souhaite pas approcher un animal. Le cheval n'apporte rien de plus dans ces situations.
Peut-on faire du coaching à distance, en visioconférence ?
Oui pour le coaching, non pour l'équicoaching. Une séance de coaching d'1h30 se déroule au Centre ou en visioconférence, au même tarif de 80 €. L'équicoaching demande la présence physique du cheval et de la personne au Centre, à Saint-Martin-Lestra : il n'existe pas de version à distance.
Et si j'ai peur des chevaux ?
La peur des chevaux n'est pas un obstacle à annoncer avec gêne : elle se dit au premier échange téléphonique, et elle change la façon dont la séance est construite. Vous commencez à la distance qui vous convient, y compris depuis la barrière, sans obligation de toucher l'animal. L'équicoach est présente en permanence et c'est elle qui gère le cheval.
Peut-on combiner coaching et équicoaching ?
Oui, et c'est un cas courant. Un parcours peut commencer par des séances de coaching pour poser les bases, clarifier la problématique et définir les objectifs, puis intégrer une ou plusieurs séances d'équicoaching pour approfondir le travail. L'ordre inverse existe aussi. Rien n'oblige à choisir une fois pour toutes au départ.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Aucun nombre ne s'impose d'avance, et la réponse est la même pour les deux approches. Certaines personnes viennent pour une séance unique, à un moment charnière. D'autres s'engagent dans un parcours de plusieurs séances. Le nombre est déterminé ensemble, et il n'y a jamais d'engagement minimum.

