Communication non violente : la CNV en pratique

3 août 2026 · Lecture 12 min

La communication non violente est un outil très connu, et souvent mal utilisé. On en retient quatre étapes, on les applique un lundi matin en réunion, et on obtient exactement l'inverse de ce qu'on visait : l'interlocuteur se braque, ou pire, il sourit poliment parce qu'il a reconnu la technique.

Cette page prend le problème par le bon bout. Elle explique ce qu'est la CNV et d'où elle vient, détaille ses quatre temps avec des exemples et surtout des contre-exemples, puis répond à la question que personne ne pose : pourquoi ça sonne faux quand on débute. Elle dit enfin ce que la CNV n'est pas, et à partir de quel moment elle ne sert plus à rien.

Qu'est-ce que la communication non violente ?

Ce que Marshall Rosenberg a formalisé

La communication non violente — souvent abrégée en CNV — a été formalisée par Marshall Rosenberg, psychologue américain, qui a fondé le Center for Nonviolent Communication. En français, son ouvrage de référence est paru sous le titre Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Le titre dit déjà l'essentiel : une même intention, selon la façon dont elle est formulée, ouvre ou ferme.

Son point de départ est simple. Dans un désaccord, nous ne parlons presque jamais de ce qui s'est passé : nous parlons de ce que nous en avons conclu. « Tu es désorganisé » n'est pas une observation, c'est un verdict. Et un verdict appelle une défense, pas une réponse.

Une intention avant d'être une méthode

La CNV est présentée partout comme une méthode en quatre étapes. C'est vrai, et c'est trompeur. Les quatre temps ne sont qu'une grammaire ; ce qui fait tenir l'ensemble, c'est l'intention avec laquelle on parle — chercher à comprendre plutôt qu'à gagner. Si l'intention est de convaincre, aucune formulation ne sauvera la conversation. L'interlocuteur perçoit ce que vous voulez obtenir bien avant d'avoir écouté votre phrase.

C'est aussi la raison pour laquelle la CNV ne s'apprend pas vraiment dans un livre. Elle s'apprend en situation, avec le stress qui va avec.

Les quatre temps de la CNV, un par un

On les résume souvent par leurs initiales : observation, sentiment, besoin, demande. Voici ce que chacun demande réellement — et l'erreur qui le fait échouer.

Les quatre temps de la communication non violente Quatre étapes enchaînées. Premier temps, l'observation : ce qui s'est passé, tel qu'une caméra l'aurait enregistré. Deuxième temps, le sentiment : ce que cela me fait, à moi. Troisième temps, le besoin : ce qui manque sous l'émotion. Quatrième temps, la demande : ce que je propose, et qui peut être refusé. Les quatre temps ne valent que portés par l'intention avec laquelle on parle. 1 · Observation ce qui s'est passé, filmable par une caméra 2 · Sentiment ce que ça me fait, à moi 3 · Besoin ce qui manque sous l'émotion 4 · Demande ce que je propose, et qui peut être refusé quatre temps, une seule intention comprendre, et non gagner — sinon la forme ne sert à rien
La séquence est facile à retenir. C'est la ligne du bas qui décide si elle fonctionne.

1. L'observation : décrire, pas juger

Le premier temps consiste à énoncer un fait que votre interlocuteur pourrait reconnaître sans se sentir accusé. Le test est simple : est-ce qu'une caméra aurait pu l'enregistrer ?

« Tu ne m'écoutes jamais en réunion » n'est pas filmable. « Jamais » est une exagération, « écouter » est une interprétation. Ce qui est filmable, c'est : « ce matin, pendant que je présentais le point budget, tu as répondu à deux messages ». La différence n'est pas cosmétique : dans le premier cas, la conversation portera sur le mot « jamais », et vous n'aborderez pas le reste.

Les mots qui font sauter cette étape sont toujours les mêmes : toujours, jamais, encore, tu es… Dès qu'ils apparaissent, on est sorti de l'observation.

2. Le sentiment : ce que je ressens, pas ce que je pense de vous

Le deuxième temps réserve un piège, parce que le français nous prête des mots qui ressemblent à des émotions sans en être.

« Je me sens ignoré », « je me sens trahi », « je me sens manipulé » ne sont pas des sentiments : ce sont des accusations grammaticalement déguisées. Elles décrivent ce que je crois que vous m'avez fait. Dites-les, et votre interlocuteur entendra « tu m'as ignoré » — il répondra donc sur ce point, et il aura raison de le faire.

Un vrai sentiment ne mentionne personne d'autre que vous : agacé, découragé, inquiet, fatigué, soulagé, en colère. Il n'est pas discutable, parce qu'il vous appartient. C'est précisément ce qui le rend efficace : on peut contester un fait, jamais un ressenti. Ce repérage est d'ailleurs le cœur du travail sur l'intelligence émotionnelle.

3. Le besoin : ce qui manque sous l'émotion

Le troisième temps demande un peu de silence intérieur. Sous l'agacement, qu'est-ce qui manque ? De la considération, de la clarté, du repos, de la sécurité, de la reconnaissance, de l'autonomie ?

L'erreur classique consiste à formuler une solution à la place du besoin : « j'ai besoin que tu ranges ton téléphone » n'est pas un besoin, c'est une demande déguisée, et adressée à l'autre. Le besoin, lui, ne parle que de vous : « j'ai besoin de savoir que ce que je prépare sert à quelque chose ».

L'intérêt de cette distinction est très concret : un besoin peut être satisfait de plusieurs façons, une solution imposée d'une seule. En nommant le besoin, vous ouvrez la négociation au lieu de la fermer.

4. La demande : précise, datée, et refusable

Une demande est concrète, formulée au présent, et surtout : l'autre doit pouvoir dire non. Si un refus est impensable ou puni, ce n'était pas une demande, c'était une exigence habillée — et l'interlocuteur le sait.

« Tu pourrais faire un effort » ne dit rien qu'on puisse faire. « Est-ce que tu peux me dire d'ici vendredi si ce point t'intéresse encore ? » est précis, daté, et laisse un non possible. Ce non n'est d'ailleurs pas un échec de la CNV : c'est une information, et souvent le début de la vraie conversation.

Les quatre temps de la CNV : ce qui les fait rater et ce qui les remet d'aplomb
Le temps Ce qui le fait rater Ce qui le remet d'aplomb
Observation « Tu ne m'écoutes jamais en réunion. »
Un jugement déguisé en fait : jamais, toujours, tu es…
« Ce matin, pendant le point budget, tu as répondu à deux messages. »
Ce qu'une caméra aurait enregistré.
Sentiment « Je me sens ignoré. »
Ignoré n'est pas une émotion : c'est ce que je reproche à l'autre.
« J'étais agacé, et un peu découragé. »
Ce qui se passe chez moi, que personne ne peut contester.
Besoin « J'ai besoin que tu ranges ton téléphone. »
C'est déjà une solution, et elle porte sur l'autre.
« J'ai besoin de savoir que ce que je prépare sert à quelque chose. »
Ce qui manque, chez moi.
Demande « Tu pourrais faire un effort. »
Ni concret, ni refusable : une exigence polie.
« Peux-tu me dire d'ici vendredi si ce point t'intéresse encore ? »
Précis, daté, et le non reste possible.

Le même quatuor fonctionne à la maison, avec des enjeux différents. « Tu es toujours sur ton téléphone » devient « hier soir, entre le dîner et le coucher, on a échangé deux phrases ; ça m'a rendue triste, j'ai besoin de moments où on est vraiment là tous les deux ; est-ce qu'on peut garder une demi-heure sans écran après le dîner ? » C'est plus long. C'est aussi la seule version qui ne déclenche pas de dispute.

Personne accompagnée au sol auprès d'un cheval lors d'une séance d'équicoaching au Centre Equaizen
« On peut dire une phrase parfaite avec un corps qui dit le contraire. C'est le corps qui est entendu. » Au Centre Equaizen, près de Lyon

Pourquoi la CNV sonne faux quand on débute

C'est une remarque qui revient souvent, et elle est fondée. Voici trois raisons possibles.

On récite un vocabulaire qui n'est pas le sien

« J'entends que tu as besoin de reconnaissance » dit à quelqu'un qui n'a rien demandé produit un effet immédiat de malaise. Le vocabulaire de la CNV, transposé tel quel d'un livre ou d'un stage, s'entend comme un costume emprunté. La sortie est simple : garder la structure, changer les mots. « Là tu as besoin qu'on te dise que c'était bien, c'est ça ? » dit exactement la même chose, en français de tous les jours.

On sort les quatre temps d'un seul bloc

Enchaîner observation, sentiment, besoin et demande dans une longue tirade ressemble à une plaidoirie préparée — et c'en est une. Dans une vraie conversation, les quatre temps s'étalent, s'interrompent, se reprennent. Il est souvent plus efficace de n'en poser qu'un seul et de se taire : l'observation seule, puis le silence, suffit fréquemment à changer le registre de l'échange.

Le corps dit autre chose que les mots

C'est la raison la moins traitée, et la plus difficile à corriger. On peut formuler impeccablement les quatre temps avec la mâchoire serrée, le débit rapide, le regard qui fuit et l'envie très nette d'avoir raison. L'interlocuteur traite l'état avant de traiter la phrase. Il ne saurait probablement pas le nommer ; il sentira simplement que quelque chose ne colle pas, et il se protégera.

C'est là que la CNV cesse d'être un exercice de rédaction. Tant que l'agacement est intact, la bonne formule ne fait que le déguiser — et un agacement déguisé est plus désagréable à recevoir qu'un agacement assumé.

La forme et l'intention : ce que l'interlocuteur reçoit Deux colonnes. À gauche, la forme : les mots, les quatre temps, ce qui s'apprend en lisant ou en formation, et qui se prépare à l'écrit. À droite, l'intention : l'état d'où l'on parle, ce qui ne s'apprend pas par cœur, et qui se travaille en se calmant avant de parler. Les deux convergent vers ce que l'interlocuteur reçoit : quand elles divergent, c'est l'intention qui est entendue. La forme les mots, les quatre temps L'intention l'état d'où l'on parle S'apprend en lisant, en stage Ne s'apprend pas par cœur Se prépare à l'écrit, se relit, se corrige Se travaille en se posant avant d'ouvrir la bouche quand les deux divergent, c'est l'intention qui est entendue et le cheval, lui, ne perçoit que celle-là
Travailler la phrase sans travailler l'état, c'est soigner l'emballage d'un message qui n'a pas changé.
Une phrase juste dite dans le mauvais état ne trompe personne.

Ce que la communication non violente n'est pas

Cinq malentendus reviennent régulièrement, et ils suffisent à disqualifier la CNV auprès de gens qu'elle aurait aidés.

  • Ce n'est pas être gentil. « Non violente » ne veut pas dire « douce ». On peut y dire un refus net, signaler un manquement, mettre fin à une collaboration. Ce qui disparaît, c'est l'attaque sur la personne — pas la fermeté du propos.
  • Ce n'est pas tout accepter. Poser une limite est parfaitement compatible avec la CNV : « je ne prendrai pas ce dossier en plus cette semaine » est une phrase de CNV, à condition qu'elle soit dite sans mépris et sans justification interminable.
  • Ce n'est pas une technique pour obtenir ce qu'on veut. C'est un contresens répandu, et il coûte cher : dès que la demande n'est pas réellement refusable, l'ensemble bascule en manipulation polie. Les interlocuteurs le sentent très vite, et la confiance ne revient pas facilement.
  • Ce n'est pas réservé au conflit. Les mêmes quatre temps servent à remercier quelqu'un précisément, ce qui vaut infiniment mieux qu'un « bravo, super boulot » qui ne dit rien.
  • Ce n'est pas une thérapie. C'est un outil de communication. Il ne traite ni une souffrance ancienne, ni un trouble.

Les limites : là où la CNV ne peut rien

Un outil sérieux se reconnaît à ce qu'il annonce ses limites. La CNV en a trois, et la dernière est importante.

Elle ne fonctionne pas si l'autre n'est pas en état d'écouter

Face à quelqu'un qui hurle, qui est submergé, qui a bu, ou qui n'a tout simplement pas trente secondes, la meilleure formulation du monde ne passera pas. Dans ce cas, le seul geste utile est de différer : « on en reparle demain ». Ce n'est pas un renoncement, c'est une condition.

Elle ne répare pas une organisation qui dysfonctionne

Quand les tensions d'une équipe viennent d'objectifs contradictoires, d'un manque de moyens ou de rôles mal définis, demander à chacun de mieux se parler revient à traiter le symptôme. La CNV rendra les échanges plus supportables ; elle ne changera pas la cause. C'est un point à poser franchement avant toute intervention en accompagnement d'équipe.

Elle n'a pas sa place en situation de violence réelle

Il faut le dire nettement. Face à des violences physiques, à des humiliations répétées, à du harcèlement au travail ou à une situation d'emprise, le problème n'est pas la formulation. Chercher la bonne phrase fait perdre du temps, et l'idée qu'on pourrait désamorcer la violence en se formulant mieux fait porter la responsabilité à la mauvaise personne.

Dans ces situations, la priorité est la protection, puis l'appui de professionnels : votre médecin traitant, un psychologue, la médecine du travail ou un service de ressources humaines pour le cadre professionnel. Pour les violences faites aux femmes, le 3919 est un numéro national d'écoute, anonyme et gratuit. Un coach n'est ni psychologue, ni psychiatre, ni thérapeute : le coaching part d'aujourd'hui et travaille vers un objectif, il ne soigne pas et ne remplace aucun suivi médical ou psychologique.

La CNV en équipe et à la maison : deux terrains, deux rythmes

En entreprise, la CNV bute rarement sur la théorie et presque toujours sur le tempo. Une réunion laisse peu de place à l'énoncé complet, et personne n'a envie de passer pour celui qui a fait un stage. Le plus efficace est alors de n'utiliser que le premier temps en public — l'observation factuelle — et de garder le reste pour un échange à deux. C'est un des points travaillés en accompagnement de dirigeants et d'équipes, souvent en même temps que la façon de poser un cadre sans l'imposer.

À la maison, la difficulté est inverse : le temps ne manque pas, l'histoire est longue. On y traîne des formulations installées depuis des années et des interprétations devenues automatiques. Le travail y est plus lent, et il porte moins sur la phrase que sur la capacité à ne pas répondre du tac au tac — ce qui relève de la même compétence que la confiance et l'estime de soi : oser dire, sans avoir besoin d'avoir raison.

Ce que le cheval rend audible

Marylou Rivaud-Marantier est formée à la communication non violente, qu'elle utilise réellement en accompagnement — au même titre que la PNL, l'analyse transactionnelle ou l'ennéagramme. Mais l'intérêt du Centre n'est pas là. Il est dans ce que la présence d'un cheval fait apparaître, et qu'aucun exercice écrit ne peut produire.

Il ne comprend pas un mot de ce que vous dites

Un cheval ne traite ni le vocabulaire, ni la structure d'une phrase. Il perçoit le rythme, le souffle, la posture, la façon dont vous occupez l'espace. Autrement dit : il ne perçoit que la partie de la CNV qui ne s'écrit pas. Vous pouvez avancer vers lui avec une intention parfaitement formulée dans votre tête ; s'il s'arrête à trois mètres, c'est que quelque chose dans votre état ne dit pas la même chose.

Il rend l'écart perceptible, tout de suite

C'est le point qui manque à l'apprentissage classique de la CNV : le retour. En conversation réelle, on ne sait jamais si la personne s'est fermée à cause du fond, de la forme, ou de son propre lundi matin. Avec un cheval, il n'y a pas d'ambiguïté sociale : il ne fait pas semblant d'être convaincu, il ne rend pas service, il ne garde pas la face. Sa réaction se lit à l'instant, puis on la relit ensemble.

Vous n'avez rien à savoir faire, et vous ne monterez pas

Tout se déroule au sol, sans prérequis équestre, avec Marylou présente en permanence. Vous commencez à la distance qui vous convient, y compris depuis la barrière. Coaching et équicoaching se combinent, ils ne s'opposent pas : voir le déroulé d'une séance et la comparaison des deux approches.

Par où commencer

Si vous voulez d'abord tester seul : choisissez une situation tiède, pas le conflit qui compte. Écrivez les quatre temps, puis coupez la moitié des mots. Dites-la à voix haute et écoutez si vous vous croyez vous-même — si la réponse est non, ce n'est pas la phrase qu'il faut retravailler.

Si vous voulez un regard extérieur, le premier échange téléphonique de 20 minutes est gratuit et sans engagement. La séance individuelle d'1h30 est ensuite à 80 €, au Centre — ou en visio pour le coaching. Vous pouvez faire une seule séance et vous arrêter là. Pour les équipes, les interventions se construisent sur mesure, sur devis.

Pour aller plus loin : les accompagnements dirigeants et équipes, le coaching confiance et estime de soi, les tarifs, le Centre et le parcours de Marylou — 13 ans en postes de direction salariée avant de devenir coach et équicoach certifiée.

— Vos questions

Ce qu'on demande le plus souvent sur la CNV

Qu'est-ce que la communication non violente ?

La communication non violente, ou CNV, est une manière de formuler ce qu'on a à dire sans attaquer l'autre et sans se renier. Elle a été formalisée par le psychologue américain Marshall Rosenberg, qui a fondé le Center for Nonviolent Communication. Elle s'appuie sur quatre temps : l'observation, le sentiment, le besoin et la demande.

Quelles sont les quatre étapes de la CNV ?

L'observation : décrire ce qui s'est passé, comme l'aurait enregistré une caméra, sans jugement. Le sentiment : dire ce que cela produit chez soi. Le besoin : nommer ce qui manque sous l'émotion. La demande : proposer quelque chose de précis, que l'autre peut refuser. Une demande qu'on ne peut pas refuser n'est pas une demande.

Pourquoi la CNV sonne-t-elle faux quand on débute ?

Parce qu'on applique la forme sans l'intention. Les mots sont justes, mais la mâchoire est serrée, le débit s'accélère, et l'interlocuteur perçoit l'écart avant d'avoir traité la phrase. Un vocabulaire emprunté à un livre s'entend aussi. Mieux vaut ses propres mots, dits calmement, que la formule complète récitée d'un bloc.

La communication non violente, est-ce accepter tout ?

Non. La CNV n'est ni la politesse, ni l'évitement du conflit, ni le fait de tout encaisser. On peut y dire un refus net, poser une limite ferme et mettre fin à une relation. Ce qui change n'est pas la fermeté du message, c'est l'absence d'attaque sur la personne.

La CNV fonctionne-t-elle face à une personne violente ?

Non, et c'est important de le dire. Face à des violences physiques, à du harcèlement, à une emprise, le problème n'est pas la formulation : chercher la bonne phrase fait perdre du temps et peut aggraver la situation. La priorité est la protection, puis l'appui de professionnels — médecin traitant, psychologue, médecine du travail, ou le 3919 pour les violences faites aux femmes.

Comment s'entraîner à la CNV autrement qu'en théorie ?

En s'exerçant sur des situations tièdes plutôt que sur le conflit qui compte, et en travaillant l'état d'où l'on parle autant que la phrase. C'est ce que permet un accompagnement : en coaching, on prépare et on rejoue la conversation ; en équicoaching, le cheval réagit au rythme et à la posture, pas au discours, et rend audible l'écart entre les deux.

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